Problèmes de riches

Merci de ne plus consommer nos services.

Essaie d’imaginer, il y a seulement quelques années de cela, une marque vendant des biens de consommation pour le grand public, ou un média, au hasard AXA, Tefal ou M6, incitant ses clients à… moins utiliser ses produits.

Tu n’y arrives pas ? Normal, ça n’est à ma connaissance jamais arrivé. Sauf chez les cigarettiers ou les marques d’alcool, mais ils n’ont pas eu le choix, c’était la loi.

C’est pourtant ce que font de plus en plus certaines firmes, devenues tellement riches et tellement omniprésentes dans notre quotidien qu’elles peuvent se permettre de nous protéger de leur propre production.

C’est par exemple Apple, qui fournit nativement dans son iPhone une application permettant de mesurer et limiter son temps d’écran. Facebook, Google et tous les autres s’y sont mis aussi, arrivant à nous convaincre que l’abus de leurs services peut être nocif à notre santé mentale.

C’est aussi Netflix, qui à travers une série “Headspace Guide to Sleep” encourage désormais ses abonnés à ne pas abuser du binge watching.

Il y a cependant une petite nuance : aucune de ces marques ne nous encourage à ne pas acheter ses produits (pas fous !), mais seulement à moins consommer des services numériques une fois que nous avons lâché notre chèque. Ça ne mange pas de pain et c’est bon pour l’image, coco, dans le cadre de la consommation raisonnée et de la RSE.

Hypocrite ? Opportuniste ? Certainement un peu. Toujours est-il que très probablement bientôt, une marque qui continuera à communiquer en mode bourrin pour juste nous inciter à consommer davantage sans tenir compte de ces nouveaux codes “éthiques” s’exposera certainement très vite à être ringardisée.

Qui aurait imaginé un tel mouvement il y a de cela seulement quelques années ?


Télégrammes

Tu sais quoi ? Je vais finir par croire que le coronavirus a été créé un certain Jeff B. au fond d’un laboratoire secret du côté de Seattle.

À moins qu’il soit occupé à couper les cheveux en quatre. Enfin, ceux des autres, parce que pour les siens c’est légèrement compromis.

Transformer une armée de petits drones synchronisés en VRP, c’est l’idée de cet hallucinant QR code aérien.

Pendant ce temps, la résistance contre le nouveau système de tracking de Google s’organise, avec WordPress en première ligne, même si pour le moment rien n’est décidé.

Facebook met le turbo sur le social audio, avec l’ambition de mettre “un studio son dans ta poche”. Vu les moyens à disposition et l’ambition affichée, ça peut être un tournant intéressant.

Oups, Reddit aussi s’y met. En fait ils s’y mettent tous, voilà.

D’ailleurs, ils auraient tort de se gêner (mode lecture etc.)

Si tu veux te mettre à jour sur l’IA, un bon (et long) résumé (mode lecture etc., bis…).

Si tu veux te faire mal, jette un œil sur le Top 50 2021 des entreprises les plus innovantes du monde, pour constater qu’il y a ZERO boîte française, ce palmarès étant essentiellement trusté de façon écrasante par des firmes américaines, puis chinoises et japonaises, et même suisses…

Pendant ce temps, dans les médias, on soigne aussi son greenwashing.

Peut-être que tu fraudes le fisc sans le savoir, au fait.

Si tu te servais de Twitter pour faire la promo de contenus via des liens, mauvaise nouvelle, l’oiseau va faire désormais comme ses collègues, privilégier les contenus internes.

Sinon Apple arrive à faire un évènement repris par toutes les unes en sortant juste une nouvelle couleur pour un téléphone, je ne mets pas de lien, tu vois de quoi je parle.

Dis-toi bien que le gars va mettre près de 24 heures pour faire l’équivalent de la distance Paris Limoges. Ça doit être pour faire durer le plaisir.

Puisqu’on parle de SpaceX, les américains en Tesla vont-ils goûter aux joies d’un Autopilot limité comme en Europe, autrement dit d’une option à 10.000 dollars rendue pratiquement inutile ?

À propos de voitures électriques, une nouvelle compétition voit le jour. La fureur sans le bruit.

On s’en fout on va pouvoir enfin faire de vraies slides corporate pleines de bullshit pour faire plaisir à son patron.


À la petite semaine

Pleine lucarne

« C’est la fenêtre la plus connue d’Europe », ou l’histoire d’une petite fenêtre devenue célèbre, et non, on ne parle pas de Windows. Un carré de quelques dizaines de centimètres à l’origine destiné à aérer un local poubelle, qui par la magie des internets et des footballeurs de quartier connaît une improbable popularité. Pourquoi footballeurs ? Parce que le jeu consiste à bien soigner sa frappe enroulée pour mettre un but dans la lucarne, et bien sûr à diffuser la vidéo sur Twitter, où je l’ai vue passer au moins une paire de fois ces derniers jours, bien que l’histoire traine à l’origine depuis plus de deux ans. (tu connais la méthode légale pour accéder à l’article : activer le mode lecture)

Instagram : radiographie d’un algo

Si tu veux tout savoir sur le fonctionnement de l’algorithme d’Instagram en 2021, pour par exemple en tirer assez d’enseignements en vue de façonner la stratégie de visibilité de ton entreprise sur cette plateforme, lis ça. Tout y est expliqué dans le détail, des principaux signaux de classement d’une publication aux conseils pour mieux positionner les siennes.

Facture numérique

À cause de Google et Facebook, qui vampirisent à eux seuls les trois quarts des revenus publicitaires sur internet, les producteurs de contenus, et en particulier la presse en ligne, n’ont d’autre choix que de facturer des abonnements à leurs lecteurs, avec plus ou moins de réussite. Nous serions en train de basculer d’un internet gratuit et financé par la pub à un internet majoritairement payant. Dans les limites de ce que peut - et veut - payer l’internaute. C’est-à-dire pas grand-chose, on ne va pas se mentir.

Télétravail, je t’aime, moi non plus

Alors, bon, maintenant que l’on avance très prudemment l’hypothèse d’une sortie de la crise Covid-19 et d’un retour éventuel à la “normale” un peu avant le 11 juin 2058, la question revient sur le tapis de souris : le télétravail va-t-il survivre à la fin officielle des confinements ? Un état des lieux détaillé, avec les points de vue des entreprises et des salariés, sur une opposition entre travail au bureau et travail à la maison qui n’est peut-être plus vraiment pertinente…

Le bûcher des vanités

Amorce de rétropédalage généralisé sur les réseaux sociaux ? Après nous avoir biberonné aux “vanity metrics” et à la “preuve sociale”, les plateformes commencent à s’interroger sur la pression sociale et les effets néfastes de la course aux Like. Ce petit bouton d’apparence anecdotique est pourtant devenu l’un des marqueurs sociétaux les plus impitoyables, et accessoirement une source de données imparable pour les annonceurs, d’où la difficulté pour Facebook et consorts de le supprimer d’un trait de plume. Pourtant, la tendance est - peut-être - à sa disparition prochaine, en tout cas en façade…

Auto dérision

Une campagne décalée dans la très convenue publicité automobile, cela mérite un petit détour. Jusqu’à présent c’était surtout Volkswagen qui s’illustrait dans des pubs humoristiques, et ce depuis au moins les années 60 et la proverbiale Coccinelle. Ces derniers jours c’est Citroën qui tape le buzz avec son AMI, la petite citadine électrique au design, hum, très particulier, ciblant une clientèle jeune et urbaine. Si le parti pris de la campagne d’affichage ne révolutionne pas le genre, les slogans tout en autodérision nous rappellent qu’on peut vendre de la caisse sans se prendre trop au sérieux.

Imprimator

Il était moins célèbre que certaines stars de la Silicon Valley et de l’informatique, mais le monsieur avait tranquillement créé Adobe en 1982, après un passage obligé chez Xerox. On lui doit entre autres le format PDF, Photoshop, Premiere et Illustrator, sans parler des nombreux rachats qui ont permis à Adobe de s’imposer comme l’incontournable leader mondial des arts graphiques. On les disait moribonds il y a une quinzaine d’années avec la déferlante internet, mais ils ont su rebondir et tirer profit des opportunités offertes par le Cloud. Chuck Geshke qui vient de s'éteindre à l’âge de 81 ans.

Serial lecteurs

On ne lit plus en 2021 comme on lisait avant. Internet et la culture numérique y sont pour beaucoup, évidemment, du fait de la profusion de contenus que l’on peut y trouver. Mais certains modes de lecture sont inattendus, de par la forme qu’ils prennent, mais aussi du fait de leur origine. Je l’avais déjà évoqué ici, TikTok tient sa place dans ces nouveaux usages, aussi étonnant que cela puisse paraître, mais également YouTube, avec les booktubeurs. Un point sur le sujet avec le fondateur d’une application de “lecture en série”.

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La bonne adresse

Transformer d’austères tableaux Excel plein de chiffres en données visuelles et graphiques, sans effort et sans code, tout le monde en rêve. Bien sûr, Excel propose ses propres outils de data visualization mais ils fonctionnent à l’intérieur du logiciel et ne sont pas facilement transposables en l’état dans une page web. C’est là qu’intervient Grid, un service qui transforme les feuilles Excel ou Google Sheets en documents web interactifs, visuels et dynamiques, ce qui signifie qu’ils se mettent à jour dès que l’on fait une modification dans le document d’origine. Grid est proposé en formule freemium avec une version gratuite simplifiée et une version sur abonnement à 29 dollars par mois.


C'EST DÉJÀ FINI ? C’EST DÉJÀ FINI. À la semaine prochaine !